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Les seniors dans le monde

Écrit par Institut Français des Seniors. Publié dans Des chiffres et des lettres

Extraits du tableau publié par Population et Avenir (décembre 2012) qui recense les grandes données démographiques par pays. Nous avons sélectionné pour vous les chiffres suivants :

  • Population totale en 2012 et projection en 2050
  • Taux de fecondité comparé au taux de remplacement
  • Part des plus de 65 ans
  • Esperance de vie à la naissance pour les femmes et pour les hommes

Vous trouverez les chiffres par continent et ceux des pays les plus peuplés et plus de détails concernant les pays en Europe.
Cliquez ici pour obtenir le tableau.


Pour mieux comprendre les grandes mutations démographiques, voici quelques explications relatives à la transition démographique. Regardons plus précisément ce qui se passe dans les différentes étapes d’une transition démographique.

Un pays peut avoir un accroissement démographique important prévu à l’horizon 2050 bien que le nombre d’enfants par femme n’assure que le renouvellement égal de la population de 2012.

Cela est l’étape précédente qu’a connu le pays pendant laquelle  le nombre de naissances était très important.

La courbe ci jointe montre qu’un pays a un accroissement naturel, la différence entre les naissances et les décès, faible dans deux cas de figure en apparence opposés : quand , avant le développement économique et sanitaire, le nombre de naissances est élevé et celui des décès aussi. Le même  accroissement faible s’observe quand l’évolution de la société fait qu’un pays  a moins d’enfants mais avec une faible mortalité infantile et un faible nombre de décès.

Entre les deux étapes, un pays connait une « transition démographique »

Régime démographique traditionnel (pré-transition)

La situation ancienne (ou traditionnelle) est une situation d'équilibre, caractérisée par un fort taux de natalité et un fort taux de mortalité, ce qui provoque donc un accroissement naturel faible. Cette phase est ponctuée de nombreux pics de mortalité dus à des guerres, des épidémies ou encore des famines. Le fort taux de natalité compense à la fois ces pics de mortalité et le fort taux de mortalité infantile.

Première phase de transition

Le taux de mortalité chute fortement (amélioration de l'alimentation, de l'hygiène, progrès sanitaire, industrialisation dans le cas des pays riches...) tandis que la natalité reste forte voire augmente. L'accroissement naturel est donc fort, ce qui signifie une croissance rapide de la population.

Seconde phase de transition

La mortalité continue à baisser mais plus lentement et la natalité se met elle aussi à décroître par un changement des mœurs adaptés aux précédents progrès. Le maximum de l'accroissement naturel est atteint au début de cette deuxième phase. Puis la natalité baisse plus fortement et on a donc une décélération du rythme d'accroissement de la population.

Régime démographique moderne (post-transition

On observe ici des taux de natalité et de mortalité faibles. La mortalité est à peu près égale d'une année à l'autre et la régulation de la population se fait désormais par la natalité qui connaît des fluctuations (pendant le régime traditionnel c'était la mortalité qui avait ce rôle régulateur). Quelques fois, le taux d'accroissement naturel peut devenir négatif, ce qui entraîne alors le problème du vieillissement de la population, et plus tard, une diminution de celle-ci. On retrouve ce cas dans plusieurs pays occidentaux, où le taux d'accroissement naturel est négatif.

Les premiers pays à avoir connu la transition démographique sont les pays européens. La durée de la transition est variable selon les pays. Par exemple, la transition a duré un siècle et demi en Suède ou en Angleterre alors que la Corée du Sud l'a réalisée en 50 ans. On estime que la plupart des pays d'Europe, plus particulièrement l'Allemagne et l'Italie, vont connaître une forme extrême de ce phénomène, où le vieillissement s'accompagnera d'une diminution de la population.

Aujourd'hui tous les pays ont au moins commencé la première phase de baisse préalable de la mortalité. L'espérance de vie à la naissance va ainsi d'environ 40 ans en Afrique dans certains pays moins avancés et fortement touchés par le Sida à 80 ans et plus au Japon contre 25 ans dans les sociétés pré-transitionnelles. Quasiment tous les pays ont aussi commencé la deuxième phase de baisse de la fécondité : l'indicateur conjoncturel de fécondité correspondant au nombre moyen d'enfants par femme est, en 2010 (d'après des estimations de 2009) de 2,5 pour la population mondiale, inférieur à 3 pour plus de 75 % des pays et inférieur à 6 pour plus de 96 % des pays, une dizaine de pays dépassant ce seuil : la majorité des pays du Sahel et de l'Afrique centrale.

Voici quelques exemples pour illustrer certains disparités à travers le monde :

Les trois pays les plus vieux : où la part des + de 65 ans est la plus forte

  • Le japon : 24 % de la population
  • L’Italie :21%
  • L’Allemagne :21%

A comparer à :

  • 17 % en France
  • 18 % dans l’Union Européenne
  • 8 % de moyenne dans le Monde

Les 3 pays les plus jeunes : où la part des moins de 15 ans est la plus forte

  • Le Niger : 52%
  • L’Ouganda : 48%
  • L’Angola :48%

A comparer à :

  • 19% en France
  • 16 % dans l’Union Européenne
  • 26 % de moyenne dans le Monde

L’esperance de vie des femmes la plus courte

  • 47 ans au Lesotho
  • 48 ans en Sierra Leone
  • 49 ans en République Centrafricaine

L’espérance de vie des femmes la plus longue

  • 87 ans à Hong Kong 
  • 86 ans au Japon
  • 85 ans en Espagne et en Italie

L’espérance de vie des hommes la plus courte

  • 46 ans en République Centrafricaine
  • 47 ans en Guinée-Bissau et en Sierra Leone
  • 48 ans au Nigéria

L’espérance de vie des hommes la plus longue

  • 81 ans à Hong Kong
  • 80 ans au Japon, en Islande, en Suède, en Suisse, en Australie, en Israel
  • 79 ans au Canada, à Singapour, en Hollande, en Espagne, en Nouvelle Zélande

 

Sources :
- Population et Avenir
- Wikipedia