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Les Seniors et les médicaments

Écrit par Institut Français des Seniors. Publié dans Etudes

Sondage de l'Institut Français des Seniors pour le compte du LEEM
« Perception de la consommation des médicaments par les seniors »


Une population globalement en bonne santé

 

Le premier constat est rassurant :

 

  • près de 75 % des + 50 ans vont globalement bien. Mais la moitié  d’entre eux disent avoir des petits soucis de santé de temps en temps et 37 % doivent se surveiller régulièrement ou souffrent d’une maladie chronique.
  • Chez les plus de 75 ans, sans réelle surprise, ce taux augmente, pour atteindre 42 %.

 

Cela explique une forte « consommation médicale ».

 

 

Une forte consommation médicale

 

Côté médecins :

 

  • Si 75 % des 50-64 ans ne consultent que leur généraliste, la moitié des + 75 ans consultent un spécialiste en plus de leur généraliste. En premier lieu, un cardiologue ou un ophtalmologiste. Seulement 2% un psychiatre.

 

Côté médicaments :

 

  • 71% des + 50 ans prennent des médicaments une ou plusieurs fois par jour, contre 86 % des + de 75 ans. Et cela,  depuis plus de 10 ans dans la moitié des cas. Ils en prennent 4 en moyenne par jour.

 

Une image positive des médicaments

 

Pour les plus âgés, les médicaments représentent :

 

  • un moyen de vivre mieux, pour 24% d’entre eux ;
  • une aide ponctuelle, pour 23% d’entre eux
  • une obligation, pour 65 % d’entre eux ; cette obligation est pesante pour la moitié d’entre eux et bien acceptée pour l’autre moitié.  

 

 

Pour les seniors de tous âges, le médicament est perçu comme une chose sérieuse ; le fait d’en prendre n’est pas anodin . Seuls 20 % pensent qu’un médicament, « ça ne peut pas faire de mal ».

 

 

Un recours à l’automédication

 

Toutefois,  beaucoup d’entre eux prennent, de leur propre initiative,  des médicaments avec ou sans ordonnance qu’ils ont  chez eux ou qu’ils achètent chez leur pharmacien. Cette automédication est une tendance forte mais, fait notable,  elle  diminue avec l’âge : 66% des 50-64 ans la pratiquent,  contre 64 % des 65-74 et 56 % des +75 ans.

 

 

Un comportement responsable

 

Face aux médicaments, les seniors font preuve d’un comportement très responsable :

 

  • seulement 19 % d’entre disent qu’il leur arrive d’oublier de les prendre ;
  • seulement 16 % disent qu’il leur arrive d’arrêter un traitement par eux-mêmes
  • seulement 2 % disent qu’il leur arrive de se tromper de dose ou de les confondre.

 

Une population prête à revoir sa consommation médicamenteuse

 

Face au risque iatrogénique, ils se déclarent massivement prêts  à collaborer, et ce quel que soit leur âge.

 

  • 92 % d’entre accepteraient que leur médecin révise leur ordonnance pour vérifier sa pertinence ; et même, pour 51 %, à chaque visite.
  • Contrairement aux idées reçues, les seniors accepteraient volontiers qu’une consultation ne se termine pas systématiquement par une ordonnance : seulement 2% y verraient un manque d’attention à leur souffrance.
  • 75 % suivraient de façon certaine le conseil de leur pharmacien s’il leur recommandait  de ne pas prendre tel ou tel médicament susceptible d’entraîner un effet nocif sur les autres.

Des génériques entrés dans les mœurs

  • Seuls 7 % des seniors refusent les génériques.
  • Mais 31 % des + de 75 ans estiment qu’ils peuvent être sources de confusion, le nom du princeps qu’ils remplacent n’étant inscrit systématiquement par l’officine que dans  45 % des cas.

 

 

 

 

 

Conclusion

  • Les seniors sont fortement médicalisés, même chez les baby-boomers.
  • Cette population prend très  au sérieux le sujet de sa santé.
  • Elle a une image largement positive des médicaments et de leur utilité.
  • Pour les seniors, le risque iatrogénique vient plus de l’automédication – largement pratiquée -  que du corps médical
  • La prescription de génériques semble aujourd’hui très massivement acceptée, et donc normalisée.
  • Le fait qu’une consultation ne soit pas systématiquement synonyme d’ordonnance semble désormais solidement compris, donc accepté.
  • Les seniors accordent très massivement leur confiance à leur médecin et à leur pharmacien.
  • Cette confiance fait qu’ils seraient tout à fait d’accord pour voir réviser leurs ordonnances régulièrement et que l’ensemble de leur consommation de médicaments soit l’objet d’une surveillance. Cela démontre un grand sens des responsabilités et constitue un signe encourageant dans le cadre d’une campagne contre les accidents médicamenteux.

 

 

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