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Les huit questions essentielles pour bien préparer sa retraite (Les Echos)

Écrit par Institut Français des Seniors. Publié dans Revue de medias

Préparer sa retraite, ce n'est pas seulement faire de bons placements. Il faut aussi maîtriser les modalités concrètes de la question.

 

Questions sur les montants, les interlocuteurs, les modalités pratiques de la retraite... Eclaircissements.

1 Le relevé individuel est-il à jour ?
Pour le savoir, il suffit de s'adresser au GIP Info Retraite. Cet organisme coordonne la collecte d'informations en provenance de tous les régimes de retraite obligatoires et envoie tous les cinq ans aux assurés âgés d'au moins 35 ans (lire ci-contre) un relevé individuel de situation (RIS), qui liste les droits acquis auprès des différents régimes obligatoires de retraite de base (Caisse nationale d'assurance vieillesse, Mutualité sociale agricole, Régime social des indépendants, Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales, etc.) et complémentaires (Arrco pour tous les salariés, Agirc pour les cadres). Ce document peut aussi être demandé à tout moment par voie électronique. Passé 55 ans (et à n'importe quel âge si vous êtes divorcé), le RIS est complété par une estimation indicative globale (EIG), qui permet de visualiser, régime par régime, le montant brut attendu de retraite à taux plein.

2 Où s'adresser pour le calcul de ses droits ?
Aussi précieux soient-ils, ces documents sont souvent incomplets ou approximatifs. Outre se rendre sur le site du GIP Info Retraite (www.info-retraite.fr), qui regorge d'informations pratiques, le salarié du privé peut aussi prendre rendez-vous auprès de sa caisse d'assurance-vieillesse pour établir un bilan précis de ses droits.

L'assurance-retraite propose également de nombreux outils via son site Internet (www.lassuranceretraite.fr) et sa plate-forme téléphonique (09 71 10 39 60). Pour la retraite complémentaire, il faut contacter le GIE Agirc-Arrco (au 0 820 200 189 ou sur www.maretraitecomplementaire.fr). Ou se rendre dans le centre de conseil et d'accueil des salariés (Cicas) dont l'assuré dépend. Des services similaires ont été mis en place pour les indépendants (www.rsi.fr), les professions libérales (www.cnavpl.fr), les agriculteurs (www.msa.fr) ou encore les fonctionnaires (www.pensions.bercy.gouv.fr ).

3 Que faire en cas de cotisations à différents régimes ?
Il faut vérifier point par point votre RIS et s'adresser en cas de problèmes au(x) régime(s) concerné(s) pour qu'il(s) rectifie(nt) et complète(nt) votre relevé de carrière. Si le parcours professionnel est très chaotique, mieux vaut faire appel à une société spécialisée (Maximis Retraite, Optimaretraite, France Retraite, Novelvy, etc.) qui, moyennant quelques centaines ou milliers d'euros selon la complexité du cas, établira un état des lieux précis des différents droits et aidera à les optimiser.

4 Et Les périodes de chômage ou de congé maladie ?
Elles méritent d'être soigneusement listées. Les congés maladie ou maternité (un trimestre validé pour 60 jours d'indemnisation), les périodes de chômage (un trimestre pour 50 jours), le service militaire (un trimestre acquis pour 90 jours passés sous les drapeaux) ou encore les petits boulots étudiants et stages déclarés (pour valider un trimestre, il suffit d'avoir gagné dans l'année 200 fois le SMIC horaire) font partie des nombreux « oublis » du RIS. Quant aux majorations de trimestres dues pour chaque enfant élevé, elles sont intégrées dans l'EIG, mais ne figurent pas dans le RIS.

5 Que se passe-t-il en cas de poste occupé à l'étranger ?
Le calcul des droits reste inchangé si le salarié a été détaché temporairement à l'international par une entreprise dont le siège est situé en France. En revanche, en cas d'expatriation et d'arrêt de cotisation en France, c'est le droit du pays d'accueil qui s'applique, sur la base de modalités variables selon qu'il y a eu ou non un accord passé avec la France. Pour en savoir plus, s'adresser au Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (www.cleiss).

6 Quand faut-il demander la liquidation de sa retraite ?
Contrairement à une idée reçue cette démarche n'est pas automatique et il est recommandé de l'engager au moins 4 mois avant la prise de la retraite (un minimum de 1 mois est requis). Pour les salariés du privé, s'adresser à la CNAV. Et, en cas de cotisation à différents régimes, c'est la dernière caisse d'affiliation qui prévaudra et fera le lien avec les autres régimes.

7 À qui s'adresser pour contester le montant de sa retraite ?
Envoyer un courrier en recommandé au président de la Commission de recours amiable de la caisse de retraite dont on dépend dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la retraite.

8 Le montant de la pension peut-il varier ?
Les pensions de base (mensuelle) et complémentaire (trimestrielle) sont revues chaque année le 1eravril en fonction de l'évolution de l'indice des prix à la consommation (hors tabac). Les récentes annonces sur l'état critique des réserves de l'Agirc-Arrco laissent cependant planer un doute sur les futures revalorisations...

 

LAURENCE DELAIN

Pour plus d'informations, consultez le site de l'AGIRC-ARRCO

http://www.agirc-arrco.fr/

 

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